10.10.2009
Combattre la souffrance au travail par Jean-François Copé
Le travail est au cur des problèmes essentiels de notre pays: compétitivité, croissance, retraites, financement de la protection sociale, exclusion... Sur tous ces grands enjeux, c'est par le travail que la France s'en sortira. Or, il y a aujourd'hui un vrai malaise dans beaucoup d'entreprises où le travail est trop souvent synonyme d'angoisse ou de malheur. On l'a encore vu très récemment avec plusieurs suicides dans des grandes entreprises comme Renault ou France Télécom. Bien sûr, un suicide reste toujours un acte mystérieux, qui ne se résume pas à une seule explication. Mais il ne faut pas se voiler la face: plusieurs cas traduisent quand même clairement ce malaise. Dans l'émotion, certains ont voulu la démission des dirigeants concernés. C'est un réflexe très français, dès qu'on est face à un problème, on rejoue 1793. Il faut trouver un bouc émissaire, sortir les piques et couper des têtes. Une fois les têtes tombées et la colère satisfaite, on oublie de s'interroger sur les ca
uses du problème. C'est tout l'inverse qu'il faut faire, ne pas stigmatiser une personne mais proposer des solutions structurelles.Le mode de management de beaucoup de nos entreprises doit évoluer de fond en comble. Certaines pratiques posent question: par exemple, la mobilité obligatoire au bout de trois ans, chez France Télécom. Lorsque j'ai découvert cette obligation pour les cadres, j'ai été sidéré! La mobilité professionnelle est positive lorsqu'elle est choisie, mais il n'est pas juste d'obliger un salarié à changer de cadre de vie tous les trois ans, sans lui demander son avis. Quid de son équilibre de vie? Quid du conjoint qui a un travail par ailleurs, des enfants qui doivent changer d'école et quitter leurs amis?Les entreprises doivent réapprendre à motiver leurs salariés, autrement que par le stress. C'est une aberration humaine et économique. Plusieurs études montrent que le stress au travail coûterait chaque année 3 à 5% du PIB (Produit intérieur brut) (arrêt maladie, per09.10.2009
Moon 'bombing' fails to cause cloud
A mission that promised dramatic fireworks as two spacecraft smashed into the Moon at more than 5,000 mph has ended up looking like a damp squib.Moon 'bombing' fails to cause cloudThe "bombing" mission was supposed to kick up a six-mile high cloud of debris that scientists hoped would contain signs of water.But live pictures relayed back from the Moon showed no sign of an impact - even though both craft dived into a darkened crater as planned.Without an adequate plume of material to analyse, scientists may not find the answers they are looking for.A British expert who helped the American space agency Nasa pick the location near the Moon's south pole said the lunar surface may not have reacted as expected.But Dr Vincent Eke, from the University of Durham
, stressed it was still too early to know if the mission had been a success or failure."If it turns out to be as dull as it looked, I'd imagine the soil just didn't respond as was hoped to being hit," said Dr Eke. "It might mean we don't get sufficient data, which would be a shame."Dr Eke's team discovered strong evidence of hydrogen - a key component of water - within cold permanently shadowed craters at the Moon's poles, where temperatures fall to minus 200C.The mission was intended to find out if water ice exists at the bottom of the crater Cabeus, 100 kilometres from the lunar south poleFinding water, which could be used for drinking, making fuel and providing oxygen, would have major implications for the future of moon exploration.

